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Que mettre dans la chambre d’un parent en EHPAD ?

· par l’équipe Hello Pamy · 7 min de lecture · Version Markdown

Dans la chambre d’un parent qui entre en EHPAD, apportez d’abord ce qui la rend familière : son fauteuil ou une petite commode, quelques photos, deux ou trois objets qu’il aime, puis ses vêtements et ce qui lui sert chaque jour. La chambre est déjà meublée et le linge de lit fourni : avant d’apporter un meuble, un cadre à fixer ou un appareil électrique, demandez à l’établissement ce que permet son règlement. Laissez bijoux, argent et papiers originaux chez un proche, ou confiez au dépôt de l’établissement ce qui doit rester sur place.

Que fournit déjà l’établissement ?

Selon le portail public pour-les-personnes-agees.gouv.fr, les chambres d’EHPAD sont déjà meublées, « en général avec un lit, une table de chevet, une table, un fauteuil et des rangements ». Les draps, les couvertures et le linge de toilette sont fournis, et l’entretien du linge personnel est compris dans le prix de l’hébergement.

Depuis janvier 2023, les nouveaux contrats de séjour doivent inclure le marquage du linge personnel et l’accès à internet dans les chambres. Avant de coudre des étiquettes, demandez comment l’établissement s’y prend, et combien de temps avant l’entrée il lui faut les vêtements. La connectique pour brancher une télévision ou un téléphone fait aussi partie des prestations minimales : demandez si un téléviseur est fourni.

Que demander à l’établissement avant d’apporter quoi que ce soit ?

Posez vos questions lors de la visite qui précède l’admission, et demandez le livret d’accueil : d’après service-public.gouv.fr, il contient le règlement de fonctionnement, qui fixe les règles de la vie collective. Voici les questions qui évitent de repartir avec un meuble dans le coffre :

  • Les dimensions de la chambre et l’emplacement des prises, pour savoir où ira chaque meuble.
  • Quels meubles de l’établissement peuvent être retirés pour faire de la place à ceux de votre parent ?
  • Peut-on fixer quelque chose au mur (cadres, étagère, horloge) ? Qui perce ?
  • Quels appareils électriques sont permis : télévision, lampe, bouilloire, chauffage d’appoint, multiprise ?
  • Comment le linge est-il marqué et lavé, en combien de temps, et quels textiles le lavage collectif risque-t-il d’abîmer ?
  • Où mettre les objets de valeur : coffre, dépôt auprès de l’administration, selon quelle procédure ?
  • Quelle assurance est demandée à l’entrée ? Demandez aussi à l’assureur de votre parent ce que couvre son contrat pour ses affaires dans la chambre.

Qu’est-ce qui rend la chambre familière ?

C’est un droit : la charte des droits et libertés de la personne accueillie, qui figure dans le livret d’accueil, prévoit que le résident peut « conserver des biens, effets et objets personnels », dans les limites liées à son accompagnement. Pour les meubles, le portail public précise : « sous réserve qu’il ne soit pas trop encombrant et qu’il soit conforme aux règles de sécurité » ; en général, les résidents viennent avec leur fauteuil ou leur commode. Choisissez un ou deux meubles qui portent des habitudes : le fauteuil où il lisait le journal, la petite table où elle faisait ses mots croisés. Un meuble neuf, même plus pratique, ne rappelle rien.

  • Des photos, peu mais bien placées. Trois ou quatre cadres visibles depuis le lit et le fauteuil se regardent davantage qu’un mur couvert. Notez le prénom de chacun sur une petite étiquette : les soignants et les visiteurs auront de quoi lancer la conversation.
  • Un plaid ou un coussin de la maison, pour retrouver sur le lit les couleurs de chez soi, si les règles de sécurité le permettent.
  • Un objet lié à ses goûts. Si votre mère a toujours jardiné, une plante facile, si c’est permis ; si votre père aimait la musique, un lecteur simple et ses disques ; ses livres, son jeu de cartes, son tricot.
  • De quoi se repérer : un calendrier lisible, une horloge à grands chiffres, un tableau de sa maison ou une carte de sa région.

Laissez-lui le dernier mot : c’est sa chambre, et ce qu’il veut y voir compte plus que ce que vous trouvez joli. S’il ne peut plus choisir, fiez-vous à ce qu’il utilisait à la maison. Pour que de nouvelles photos arrivent ensuite, voyez notre article sur le partage de photos avec ses grands-parents.

Que prévoir pour le quotidien ?

  • Des vêtements faciles à enfiler et à laver, assez pour tenir entre deux passages à la blanchisserie, sans saturer l’armoire. Les pièces fragiles restent à la maison, sauf si vous les lavez vous-même.
  • Des chaussures et des chaussons fermés, qui tiennent bien le pied.
  • Lunettes, appareils auditifs, prothèse dentaire, chacun dans un étui à son nom, avec des piles de rechange.
  • Son téléphone et son chargeur, étiquetés, avec les numéros de la famille écrits en grand.
  • Ses produits de toilette et son parfum : demandez lesquels l’établissement fournit.

Pour les médicaments, ne remplissez pas sa trousse : d’après le portail public, c’est l’équipe soignante qui s’en occupe au quotidien, de la distribution des médicaments aux pansements ; le suivi médical reste celui du médecin traitant. Apportez les ordonnances en cours et demandez à l’équipe ce dont elle a besoin le jour de l’entrée.

Que vaut-il mieux laisser à la maison ?

Les objets de valeur. Le portail public est net : il n’est pas conseillé de les garder dans la chambre, et un coffre-fort est en règle générale mis à disposition. Le Code de la santé publique va dans le même sens : l’établissement est responsable « de plein droit » du vol, de la perte ou de la détérioration des objets déposés auprès des personnes chargées de les recevoir ; pour un objet gardé dans la chambre alors qu’il aurait pu être déposé, sa responsabilité n’est engagée que si une faute est établie. L’alliance qu’il porte depuis toujours relève de son choix ; les autres bijoux, l’argent liquide et les chéquiers sont mieux chez un proche ou au dépôt.

Les papiers importants. Livret de famille, titres de propriété, contrats : les originaux restent chez la personne qui gère ses affaires. L’établissement vous dira lesquels il lui faut en copie.

Ce qui encombre ou fait trébucher. C’est du bon sens plus qu’une règle, à valider avec l’équipe : pas de tapis qui glisse, pas de fil en travers du passage, un chemin dégagé entre le lit et la salle de bain, une veilleuse, et ce qui sert souvent à portée de main.

Comment se passe le jour de l’installation ?

Prévoyez des bras : selon le portail public, le personnel n’est pas censé aider à emménager, c’est aux proches de s’en charger, surtout s’il y a du mobilier. Un état des lieux de la chambre est fait à l’arrivée. Service-public.gouv.fr précise que l’état des lieux de sortie se fait de façon contradictoire, et que sans état des lieux à l’arrivée et à la sortie, l’établissement ne peut rien réclamer pour la remise en état. Soyez présent, faites noter une rayure ou une prise abîmée, prenez quelques photos.

Tenez aussi votre propre liste de ce que vous apportez, avec une photo des objets auxquels il tient : en vie collective, un gilet ou une paire de lunettes peut s’égarer. Pour l’adaptation et la suite, voyez notre article sur les premières semaines en EHPAD.

Questions fréquentes

Comment personnaliser la chambre d’un parent en EHPAD ?

Avec peu d’objets, mais les bons : un meuble dont il se servait chaque jour, quelques photos visibles depuis le lit, un plaid de la maison, un objet lié à ses goûts. Demandez d’abord ce que le règlement permet pour les murs et les meubles.

Un résident peut-il garder son animal de compagnie en EHPAD ?

Oui, sauf avis contraire du conseil de la vie sociale, selon le portail public. Un arrêté paru le 3 mars 2025 en fixe les conditions : certificat vétérinaire, soins de l’animal, absence de comportement dangereux, respect des règles d’hygiène, de sécurité et de tranquillité fixées par le directeur.

Peu d’objets, choisis avec lui

Une chambre d’EHPAD devient la sienne avec peu de choses : un meuble qui porte ses habitudes, des photos à hauteur de regard, des vêtements marqués, l’essentiel à portée de main. Posez vos questions avant le déménagement, soyez là pour l’état des lieux, et mettez à l’abri ce qui a de la valeur. Le lien se construit ensuite : notre article pour garder le contact avec un parent âgé qui vit loin propose des routines qui tiennent. Si un iPad trouve sa place sur la table de chevet, Hello Pamy y fait arriver seules les photos que la famille envoie, pourvu que la chambre ait du Wi-Fi.

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